Les seniors vivent plus longtemps en toute autonomie.

En 2015, 25% de la population française a plus de 60 ans, soit 15.7 millions de personnes. En 2050, cette part s’élèvera à 1/3 des français, soit 22,3 millions de personnes. La part des personnes  dépendantes parmi les plus de 60 ans diminue : si l’on tient compte des résultats de l’enquête « Handicap-santé en ménages ordinaires » de l’Insee et de la DRESS, « la dépendance concerne 2,7% des personnes âgées de 60 à 79 ans (soit 273 000 individus)  et 11,2 % des personnes âgées de 80 ans ou plus (soit 277 000 individus). La perte d’autonomie commence plutôt à partir de 80-85 ans.  

Le parcours résidentiel « classique » des seniors reste le maintien au domicile « le plus longtemps possible », puis un passage en EHPAD quand il n’est plus possible de faire autrement 

90 % des Français préfèrent adapter leur domicile plutôt que d’avoir à le quitter si leur état de santé se dégrade (sondage Opinionway pour l’Observatoire de l’intérêt général, 2012). Et ce, même si leur logement n’est pas adapté à la vie quotidienne des personnes en perte d’autonomie. L’arrivée en EHPAD intervient en général suite à un accident, une chute et lorsque la personne âgée est en trop mauvaise santé pour rester chez elle. Pour autant, des alternatives à ce schéma résidentiel existent et se développent.

L’habitat inter- ou bi-générationnel, une alternative au parcours résidentiel domicile-EHPAD

Les seniors sont de plus en plus intéressés par des modèles de logement qui leur permette de rester en contact avec la société, d’habiter dans un lieu ouvert et de conserver un rôle social et ainsi d’éviter l’isolement. Les nouvelles formes d’habitat répondant à ces attentes sont nombreuses : résidences-services, colocations entre seniors, colocations seniors-étudiants, habitats groupés mais aussi logements intergénérationnels ou bi-générationnels. Les logements intergénérationnels et bi-générationnels prennent la forme de colocations ou d’immeubles où se croisent plusieurs générations et dont le projet social consiste à développer des liens et de l’entraide entre habitants. Dans le cas des logements bi-générationnels, il s’agit de cohabitations entre des personnes âgées et des jeunes. Les immeubles disposent en général de salles communes où s’organise « le vivre-ensemble » et comprennent différents types d’appartements, du logement social à l’appartement en accession à la propriété, ce qui favorise une certaine mixité sociale.

La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement tend à favoriser le développement de ces nouvelles formes d’habitat

La loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement vise à :

  • anticiper la perte d’autonomie des personnes âgées (prévention, lutte contre l’isolement, contre la sur-médicamentation contre le suicide des personnes âgées…).
  • mettre en place des mesures sur l’adaptation de la société au vieillissement (habitat collectif pour personnes âgées, transports, urbanisme, droits et protection des personnes âgées, vie associative…).
  • mieux accompagner la perte d’autonomie (revalorisation et amélioration de l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile, refondation de l’aide à domicile, soutien des proches aidants, soutien de l’accueil familial…).
  • assurer une gouvernance des politiques de l’autonomie (Haut conseil de l’âge, caisse nationale de la solidarité pour l’autonomie, conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, maisons départementales de l’autonomie…).

  La loi encourage le développement de l’habitat regroupé qui doit permettre l’émergence d’un modèle de « résidences-services à coût social ».  Elle vise à mieux encadrer les pratiques existantes autour de l’habitat intergénérationnel (création d’un label spécifique, rédaction d’une charte de la cohabitation intergénérationnelle) et ainsi développer la confiance des personnes âgées et des financeurs vis-à-vis de ces nouveaux modes d’habitat. Un rapport du Gouvernement relatif au logement en cohabitation intergénérationnelle est attendu pour 2016 : il devra notamment préciser les caractéristiques de ces cohabitations intergénérationnelles au niveau des pratiques, des baux, des versements d’allocations sociales. Le cabinet Argo&Siloe accompagne depuis 2015 l’association La Pierre Angulaire (réseau Habitat & Humanisme) dans la modélisation sociale et économique d’habitats bi-générationnels.  

Le cabinet Argo&Siloe accompagne depuis 2015 l’association La Pierre Angulaire (réseau Habitat & Humanisme) dans la modélisation sociale et économique d’habitats bi-générationnels.

Pour en savoir plus : Fiche référence AG2R

Page Facebook du projet bi-générationnel porté par La Pierre Angulaire